Mettre des mots, des phrases sur le thème de la décomposition est un défi que jai aimé relever, car si le sujet est en soi très vaste, les imagés sont loin des agréables à évoquer ou à lire, jespère ne pas avoir choqué le lecteur.
Oh toi la maîtresse de la mort
Viens te désaltérer au sang tiède encore
Et faire lamour à cette défunte vie
Tisse ta toile dorgueil et dinfamie
Autour de ce cadavre que tu caresses
Toi linfâme pécheresse
Va chercher en dautre cachot
Toi riveraine des caveaux
Une quelconque insensibilité finie
Toi enfin reine des cimetières
Dis à tes chiens galeux de pitié
À tes asticots et à tes vers
Que chez moi il ny aura rien à faire
Quil ne restera de moi
Quun bien misérable tas
De cendre brûlée
De poussière.
Le diable n'a pas plus les cornes qu'on lui prétend
Que les yeux injectés de sang
S'il est représentatif du MAL
Pourquoi lui associer une forme animale
Cette sorte de chose
Se développe et se transforme en rose
Pour nous attirer au danger
De nous détruire nous-même notre éternité
Du mal, la haine est sa passion
Ne succombez pas à la tentation
Le démon n'est ni plus ni moins
que les sentiments destructifs qui nous habitent
Alors ne laissez pas vos mauvais sentiments
Etouffer ceux de bien
Et faites qu'il aille chercher
Dans d'autres eaux bénites
Où féconder
Tout ce qu'il a, à expier.
Il crache en ce bas monde
Autant de dégoût maléfique
Que de haines immondes
Avec un rire sadique
De ses excréments de déchéance
Se libère une puanteur
Quil souffle en vent de violence
Dans de pauvres coeurs
De ces cieux ténébreux
Il admire et jouit
De ce météore poussiéreux
Et de son avenir dorgie
Il est la perversion
Vivant en cratère
Que sa répulsion
Nous la fait nommer enfer.
Lombre de la mort est attisée
Par les désirs violent dun suicidaire
Qui ne trouve plus en la terre
De raison damour et de beauté
Il a tant appelé à lui la solitude
Quil a de lui-même enchaîné les secondes
En une ronde infernale dhabitude
Et qui strangule son monde
Sil nest vivant que par survie
Cest sur un cauchemar quil sest basé
Ce qui peu à peu lanéantit
En le rongeant de se suicider
On dit de la naissance une réincarnation
Mais cest avec le diable quil a été fait un pacte
Lorsque la destinée quoblige sa mission
Lui prédit de tels actes.
Le prélude dun chant funèbre
Sont autant de douleurs et de maux
Pour cette âme courroucée par les ténèbres
Son temple sanctifié
Ne reflète que le crépuscule
De la vie de cette âme esseulée
Qui pleure loubli dans lequel elle bascule
Des entrailles de lenfer gémissent ces plaintes
Flamboyant un regard écumeux
Qui monotonie lombre de la complainte
En séternisant loin de dieu.

