Envie d'écrire ou bien de dire, se réciter
Tout exposer, noter ses joies, ses utopies
Ecrire pour le simple plaisir de débiter
Comme une appétence de tempêter ses lubies
Simple besoin de soi pour ne pas ragoter
Par des balbutiements quelques anagogies
Pour un bien-être avec la feuille, de jaboter
Petits secrets noircis, pour inspirer sa vie.
Elles se promènent, nonchalance trop fardée
Pas à pas, déhanchés de tous côtés
Affichant aisance et distinction
Pour, des bas résilles sur hauts talons
Un baiser, un clin d'oeil, un doigt d'appel
En vous aimant elle vous monnayes leurs atours
Comme au cinéma mais elles vous le font plus réel
En vous offrant tous les plaisirs de l'amour
N'injuriez pas mesdames leur pudeur
Si elles acceptent vos époux dans leurs lits
Cela n'empêche qu'elles aient du coeur
Même si elle vous trompe à vos maris
Venus de la beauté
Diane d'un jour
Ou Aphrodite de la sincérité
Elles sont les déesses de l'amour .
Elles arrachent aux êtres liés
Par quelques souvenirs sucrés
Les derniers filaments qui restaient accrochés
Entre le présent et le passé
Elles ont effacé à coup d'années
Les amours qui restaient ancrées
Dans le coeur des amants
Qui vous avaient aimés jadis, passionnément.
Dédié à mes anciens amis.
On ne connaît rien de la vie
On ne fait que boire, manger et dormir
Pour sa mère c‘est un plaisir
On va à l‘école ou n‘y va pas
On est l’éternel tracas
On ne veut plus rien écouter
Pour sa mère, plus aucune liberté
On va à l‘université
On se croit le meilleur de l‘année
On veut aller danser ou l‘on se déhanche
Pour sa mère, bonjour les nuits blanches
On travail, on s‘établit
On vit sa vie, petit à petit
En prétendant, je suis assez grand pour me débrouiller
Mais pour sa mère, le linge sale est toujours à laver
On se marie, on a des enfants
On voit les choses différemment
Alors on dit, personne ne m‘a jamais aidé
Et pour sa mère, une vie qu’elle pense ratée.
Il résonne encore au lointain
Les derniers battements de bruit
Et quelques autres sons anodins
Qui s’évanouissent dans l’oubli
Me sentant d’un calme serein
Je regarde ma vie défiler, l’œil distrait
N’ayant pas plus d’amertume que de regret
Je me sens étrangement bien
Est-ce cela la mort ?
Cette sensation nébuleuse,
Ce calme, est si puissant, si fort
Qu’il me fait me sentir pieuse
Je voudrais suivre ce chemin
Me laisser guider par ce qui m’aspire
Mais je ne peux pas aller plus loin
Je voudrais mais quelque chose me tire
Je recule et de nouveau des bruits
Des gens parlent je ne comprends pas bien
Mais j’ai l’impression que tout revient
L’impression d’un réveil, est-ce à la vie ?

